L’exception québécoise : étude sur la consommation musicale au Québec, au Canada et dans 24 pays européens

Étude

La musique occupe une place importante dans les pratiques culturelles des Québécoises et des Québécois. Avec l’essor des plateformes de diffusion en continu, l’accès aux œuvres musicales s’est considérablement élargi, transformant les façons de découvrir, d’écouter et de partager la musique.

Dans ce contexte, le Commissaire à la langue française a publié une étude qui met en évidence la nécessité d’agir sur plusieurs leviers complémentaires pour renforcer la place du français dans la consommation musicale au Québec.

En dehors des pays de langue anglaise, le Québec est la société où les artistes américains sont les plus populaires et où la musique en langue nationale représente la plus faible part des écoutes.

Pour éclairer la politique culturelle du Québec, le commissaire formule sept pistes d’action :

  1. Mettre en œuvre la loi sur la découvrabilité des contenus culturels
  2. Adopter une stratégie pour appuyer la production de grands succès dans le rap et la pop
  3. Renforcer l’intégration du Québec à la francophonie internationale
  4. Faire résonner le français dans les espaces publics et multiplier les croisements avec les autres productions culturelles
  5. Faire de la découverte de la musique québécoise et francophone un objectif stratégique du système d’éducation
  6. Mettre en œuvre la Politique sur l’intégration nationale
  7. Valoriser le rôle de la famille et des amis dans la transmission culturelle

L’analyse du commissaire repose sur une démarche préalable visant à cerner les principaux déterminants du choix musical, notamment les facteurs individuels, sociaux et technologiques. Cette démarche a donné lieu à une étude intitulée Déterminants de la consommation musicale : recension des écrits et cadre d’analyse.